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Forum RPG basé sur une école de magie en plein coeur de Paris. Entre attaques de démons et suspicions des mortels, le monde semble êre au bord du gouffre, et l'Institut le dernier rempart contre la fin du monde... Mais, est ce que ce sera suffisant ?
 
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Fire meet gasoline - Tesla & Flavien

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☨ Lait Caillé ☨
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Flavien Grey
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MessageSujet: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Sam 20 Aoû - 12:54


Fire meet gasoline

Tesla & Flavien

J'ouvre les yeux à la sonnerie du réveil et je grogne. Pourquoi ce réveil semble toujours sonner trop tôt hein? Bâtard qui connait les faiblesses de son ennemi. Je t'ai à l'oeil sale pourri. Je repousse les couvertures, le cheveu en bataille et l'haleine pas fraîche, et me traine sous la douche. Un long moment sous l'eau chaude et ça va mieux. J'enfile un jean, un pull, et descends jusqu'au réfectoire pour prendre mon petit déjeuner avec mes collègues. De loin je vois juste la silhouette de Tesla, et malgré mon petit signe du menton en guise de ''salut ça va'', il fait comme s'il ne m'avait pas vu et disparaît dans son trou. Cent ans que je suis ici, et j'ai pas dû échanger plus d'une dizaine de mots avec lui. Un mot tous les dix ans, si on compte bien. Nikola le roi des relations sociales! Enfin, heureusement qu'on l'a parmi nous parce grâce à lui les gamins qui sortent d'ici sont prêts et équipés à traquer les démons et autres forces du mal, et pour ça je le respecte énormément. Pour le reste... bref, n'en parlons plus.

Je termine mon petit déjeuner, vais me prendre un café avec mon bon vieux crocodile avant d'entrer dans ma salle de cours. Aujourd'hui j'ai les débutants, les tout jeunes, qui savent à peine maîtriser leur feu intérieur, et c'est à moi de les guider. Ils ont déjà eu droit à ma transformation de dragon au premier cours, histoire d'en mettre plein la vue à ces petits moineaux, mais ensuite on est passés aux choses sérieuses. J'entre, sourire radieux aux lèvres, nouvelle tasse de café en main, et m'assieds sur mon bureau.

Salut le peuple! Bon, aujourd'hui on continue notre travail sur la simple création d'une flamme. Rien de plus. Ok?

Avec un sourire de sale gosse je lève la tête et souffle doucement en arc-de-cercle au-dessus de mon crâne une série de lettres de feu qui brûlent quelques secondes avant de s'évanouir. "Bienvenue au cours de M.Grey".

Bientôt vous saurez faire ça. Vous verrez, c'est pas compliqué. Le tout est une affaire de visualisation en fait, mais vous l'apprendrez. Ca vous servira pas sur le champ de bataille, mais ça servira à impressionner les filles. Ou les garçons. Vous verrez ça marche. Parole de prof.

J'entends des rires et je laisse passer une seconde, buvant une gorgée de café, avant de recommencer. Même manège, mais cette fois le message change et le nouveau que je crachote doucement est "Au boulot bande de feignasses".

J'entends de nouveaux rires et je me laisse glisser souplement sur le sol, tasse toujours en main sans en avoir renversé une goutte. Si déjà j'apparais comme leur modèle, autant que ce soit un modèle qui ait la classe non? Par chance on n'est pas nombreux et je peux m'occuper de chacun d'eux en prenant mon temps. Ils s'installent et sortent des mannequins en bois qu'ils doivent enflammer. Des petits, de la taille d'un avant-bras, comme ceux qu'on utilise pour le dessin, pour créer et donner des poses.

Je rassure, conseille, et amuse en faisant voler un petit phoenix de feu au-dessus de leurs têtes ou une danseuse du ventre qui se promène sur mon bureau en roulant des hanches, pas plus grande que ma main. Petit à petit les mannequins prennent feu mais on est loin d'avoir fini. Pour certains, j'aimerais qu'ils s'entrainent sur une cible qui bouge, à distance. Et ce genre de choses, elles sont malheureusement dans l'antre de notre bon inventeur aussi fou que génial. Je me redresse, refermant le dernier placard.

Bon les jeunes, il faut que je descende dans l'antre d'un dragon pire que moi pour récupérer des cibles. Bougez pas et mettez pas le feu à la baraque. Ca craindrait d'être SDF non?

Nouveaux rires alors que je dévale rapidement les escaliers et toque à la porte. Rien. J'attends quelques secondes, toque à nouveau, mais toujours rien. Oh et puis merde. Je pousse la porte, personne. Par contre du bordel, ça y en a. Et dire que je me trouvais bordélique pour les quelques fringues sales qui trainent par terre et les quelques tasses oubliées un peu partout. Une chatte y retrouverait pas ses petits : partout c'est un bric à brac d'outils, de pièces, de machines, de plans, de piles de feuilles... le bordel. J'avance timidement, de peur de provoquer la colère de l'inventeur.

Eho? Y'a quelqu'un?

Personne. Tant pis, je vais pas attendre qu'il revienne, et mes gamins sont seuls en haut. Tant pis. Après quelques minutes à musarder je trouve finalement ce que je veux, une cible sur balancier. Je l'attrape et remonte rapidement. Deux élèves arrivent à la toucher alors qu'elle est immobile, et je suis super fier de les voir arriver à projeter leur feu,et un arrive même à la toucher quand la cible est en mouvement. Fier comme une poule de ses poussins, j'annonce la fin du cours, et range un peu le bazar, balançant le reste des mannequins dans la cheminée et glissant la cible dans le placard. J'enchaîne avec le cours des dernières années dans une autre salle, et j'aurais pas le temps de lui ramener son jouet et de remonter en étant à l'heure. Ca attendra de toute façon.

Finalement, la journée file vite et j'oublie cette fichue cible jusqu'au lendemain. J'y repense seulement quand je retourne dans la salle où je l'avais laissée, et intérieurement, je me dis que si c'était si terrible que ça, il serait venu râler. Cette fois j'ai le temps à la fin de mon cours, et je prends la cible sous le bras, descendant jusqu'au sous-sol. Je toque poliment, parce que ma maman dragon m'a bien élevé, et cette fois j'ai un grognement en guise de réponse. La bête est revenue. Je pousse la porte et entre timidement.

Nikola? Salut! Je viens te rendre ta cible. Je suis désolé j'en avais besoin pour un cours hier, je suis descendu mais ton atelier était vide. Comme je ne pouvais pas laisser les gosses tout seuls je te l'ai empruntée, et voilà, je te la ramène. Elle est nickel à part une petite marque de cramé. Un première année est déjà arrivé à viser la cible en mouvement et à la toucher. C'est dingue non? Je te la pose où?


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☨ Lait Caillé ☨
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Nikola Tesla
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Dim 21 Aoû - 0:15


Fire Meet Gasoline
Tasse de café en main et cigarette au coin des lèvres, tu passes la porte de ton atelier en poussant un léger grondement qui trahit ta bonne humeur habituelle. La porte claque derrière-toi tandis que d'un soupir profond, tu expires toute la fumée que tu avais dans les poumons. Du regard tu couves ton atelier, trouvant un certain réconfort dans le chaos qui est ton ordre. Tout en portant tes doigts à tes lèvres, saisissant ainsi la cigarette qui se consume, tu te consoles en voyant que rien n'a bougé en ton absence. Les pièces, les feuilles et autres outils qui jonchent ton établis ou ce qui était autrefois le bureau d'un de tes nombreux assistants, sont là, à n'attendre que toi alors qu'au loin, tu entends les ronrons des serveurs qui ont pour fonction de sauvegarder autant tes recherches qu'une partie de l'administration de l'école. Tu portes ta tasse à tes lèvres et bois une gorgée de café qui réchauffe doucement ta personne en cette matinée. Tu t'avances jusqu'à ton bureau et alors que tu esquives les plans de ta future machine, tu réveilles de ta voix rauque la reine de ton royaume.

"Je devrais installer une machine à café… Juste pour ne pas avoir à remonter à la surface….
- Et ainsi ne plus croiser les autres ?
- Entre autres." grommelles-tu.

Lénore pourrait rire mais à la place, se contente de lancer ton ordinateur, qui est plus en réalité l'interface avec laquelle tu échanges avec ton intelligence artificielle, elle qui remplace son éponyme qui a eu le malheur de périr entre tes bras et qui désormais occupe sa place. Une merveille de technologie et de programmation qui ne répond à toi et que tu as crée de façon à ce qu'elle lui ressemble. La machine a toutes les qualités de la belle qui a un jour su avoir une place dans ton coeur sans pour autant avoir sa fragilité. Cette Lénore là est éternelle… Elle pourra à jamais rester auprès de toi et quand bien même il lui arriverait quoi que ce soit, tu serais là pour la réparer. Elle est la compagne parfaite, celle qui te résistera et qui jamais ne faillira… Elle est tout ce que les autres ne pourront jamais être. Tu t'installes sur ta chaise, face à ton bureau et après un long soupir et une autre volute de fumée expirée, tu abandonnes ta tasse au milieu d'une jungle de brouillons et de schémas.

"Tu pourrais, mais tu aurais encore plus de mal à chasser pour te nourrir. Tes réserves sont déjà…
- J'en connais le niveau. Ça ira." claques-tu sèchement à ta création.

Tu n'aimes pas quand elle se permet de pointer du doigt, l'air de rien, tes propres négligences… Peut-être même plus que lorsque c'est quelqu'un d'autre. Car si tu peux dire aux autres qu'ils sont des idiots qui ne peuvent prétendre te comprendre, elle peut. Tu avales une dernière gorgée de café et tente de repousser au loin l'inévitable. Oui les réserves sont basses. Trop même. Mais tu n'as pas le temps, ni même l'envie de chasser en ce moment. Tu es sur un nouveau prototype de centrale à énergie infinie. Tu penses avoir fait un pas, certes minuscules mais une avancée tout de même après des années d'immobilité. Tu veux avancer, poursuivre tes calculs et théoriser… Tu ne veux pas perdre ton temps à trouver un partenaire qui acceptera de faire l'amour avec toi pour te nourrir. Tu n'as le temps d'être un parasite. Pas en ce moment. Alors tu préfères puiser dans tes réserves, priant simplement pour que celles-ci tiennent le coup encore un peu. Dans un léger silence agacé, tu reprends le travail là où tu l'avais abandonné la veille, te perdant dans une montagne d'équations et de réflexions qui ne sont interrompues que par de laconiques phrases que tu glisses à Lénore. Ainsi le temps passe pour vous deux jusqu'au moment où particulièrement frustré, tu chiffonnes un bout de papier, soupirant en admettant pour l'instant ta défaite. "Il me faut une autre tasse de café.", voilà comme tu excuses ou du moins dissimules l'impuissance et la frustration qui actuellement te donnent envie de te taper la tête contre un mur en psalmodiant que tu n'as rien d'un imbécile pourtant. Au hasard tu attrapes un récipient et quitte ton atelier, plissant légèrement les yeux quand le monde extérieur t'accueille d'une lumière naturelle trop vive et d'un bruit qui te rappelle que tu vis malheureusement sous une école qui grouille de bien trop d'élèves agaçants. C'est pourquoi tu affiches un air particulièrement irrité tandis que tu remontes vers la surface, tentant en vain d'éviter d'éventuels étudiants, qui ont le malheur de te croiser et de se demander ce que tu peux bien faire avec un bécher en main.

Ta quête pour un peu de café prend fin quelques minutes plus tard, te permettant ainsi de retrouver ton atelier dont la porte légèrement entrouverte te fait froncer les sourcils. Bécher en main, tu pousses la porte et c'est en grinçant des dents que tu découvres qu'il manque quelque chose dans le fond de ton atelier. "Lénore" murmures-tu entre tes dents serrées. "Où est la cible d'entraînement ?" Oublier quelque chose n'est pas ton genre. Tu pourrais faire la liste de toutes les choses qui composent ton atelier, celle-ci allant de la plus grosse des machines au plus petit des écrous qui traînent sur le sol. Rien n'échappe à ton regard et surtout pas le mannequin qui te manque. Tes doigts se crispent sur le verre légèrement réchauffé par le café brûlant.

"Entre les mains de Monsieur Grey, Nikola." te répond-t-elle, t'arrachant de ce fait un léger juron.

Bien des insultes traversent ton esprit et non tes lèvres, tandis que tu repenses à celui que tu as sûrement croisé ce matin, au réfectoire. Dans ton esprit tu dessines sa silhouette que tu connais plutôt bien pour quelqu'un qui a dû lui échanger à tout casser une dizaine de mots en cent ans de cohabitation, faisant passer le dracoliche de simple emmerdeur qui sourit trop et qui est à ton goût une bien trop grande gueule au rang de voleur que tu te feras un plaisir de crucifier à ta porte en guise d'exemple. Un début de migraine te fait te masser les tempes du bout des doigts, proférant une menace d'entre tes dents serrées.

"Bien… Alors quand Monsieur Grey se décidera à revenir pointer le bout de son museau ici, je me ferais un plaisir de lui rappeler comment son espèce traite les voleurs."

Seulement, à ton plus grand désespoir, le fameux voleur ne décide de revenir que le lendemain, t'interrompant d'un coup à la porte qui t'arrache un simple grognement puis d'une intrusion en ton domaine. Tu ne lèves pas les yeux de la soudure que tu es en train de faire, même quand de sa voix faussement assurée il ose entamer ses explications d'un "Nikola" qui te fait tiquer. Tu hais ça. Tu hais quand les gens pensent qu'ils peuvent se permettre ce genre de familiarités avec toi comme si vous étiez des amis de longues dates. Rien que pour ça, le professeur de pyrokinésie s'attire à nouveau tes foudres, obtenant tout de même de toi que tu poses ton regard noir comme l'enfer sur sa personne. La mâchoire verrouillée, tu l'écoutes à peine, te foutant en réalité de savoir qui a pu abimer ce qui est à toi. L'élève peut bien faire des progrès, tu t'en moques comme de ta première chemise. Tu laisses un léger silence se poser entre vous et pour bien lui faire comprendre qu'il n'est pas le bienvenue, tu prends le temps de sagement reposer ton fer à souder, de vérifier que ton circuit imprimé est impeccable, n'ouvrant les lèvres que lorsque tu es satisfait de ton travail.

"Ce qui est dingue en réalité, c'est que tu sois entré ici sans mon autorisation et que tu aies profité de mon absence pour voler une cible d'entraînement, revenant le lendemain avec, comme si de rien n'était. Je savais que les dragons étaient des créatures qui se foutaient du bien être des autres, mais j'avoue que j'avais comme espoir que vous n'étiez pas des voleurs… Ça m'apprendra à vouloir faire preuve de tolérance."

Tout est dit avec une telle froideur que tes mots deviennent presque du givre, le genre qui dévore la chair en provoquant une douleur pareille à des millions d'aiguilles. Son erreur a été d'attendre aussi longtemps, il serait venu hier, juste après son cours, tu aurais certes été furieux mais ça aurait été passager… Rien n'aurait eu le temps de devenir rancoeur. Tu lui aurais hurlé dessus mais tu n'aurais pas été aussi mauvais. La solitude t'a rendu ainsi… Mauvais au fil des minutes. Rancunier au fil des années. Acariâtre après un siècle. Délicatement tu reposes le circuit sur ton bureau et récupérant ta cigarette qui se consume non loin de là, tu la portes à tes lèvres, tirant longuement dessus avant de lui faire l'honneur de le regarder une fois de plus.

"Mais je t'en prie. Repose ça où tu l'as trouvé… Je pense que tu connais l'endroit maintenant que tu as eu le plaisir de t'y promener librement. D'ailleurs, y-a-t-il autre chose que Monsieur le monstre à écailles m'a volé ? Non que je sache si je dois demander à Lénore de faire l'inventaire de tout les objets brillants ? Histoire d'être sur que tu n'en as pas profité pour remplir tes poches d'un peu de chrome ou d'étain ?"

Tu es odieux. Tu l'as toujours été mais les années qui passent n'arrangent rien. La fumée glisse d'entre tes lèvres fines et pâles. Ton manque de sommeil se voit à tes cernes et à ton humeur particulièrement mauvaise. La faim elle se fait sentir par tes traits tirés et tes pupilles pareilles à deux lacs sombres. Un peu de cendres tombe dans une vieille tasse et tu décides d'enfoncer le clou.

"Et c'est Tesla pour toi.", dis-tu simplement, te retenant d'ajouter que seuls tes amis ont le droit de te nommer ainsi, bien conscient qu'à part Lénore… Personne ne pourrait prétendre avoir ce privilège.© 2981 12289 0
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Flavien Grey
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Lun 22 Aoû - 23:58


Fire meet gasoline

Tesla & Flavien

J'avoue que je ne sais pas trop comment aborder le fameux incube/inventeur qui vit terré dans son atelier et qui n'en sort, contrait et forcé, que pour manger, ou donner les rares cours qu'il est obligé d'assurer. Il a la réputation d'être acariâtre, pas franchement amical, et franchement asocial, mais je l'ai tellement peu croisé que je ne pourrais même pas dire si c'est vrai ou faux. Enfin le fait que je l'ai à peine vu en cent ans pourrait donner un indice sur le côté asocial, et encore. Peut-être que dans son atelier il a les moyens de communiquer avec d'autres, et qu'il a une forme de vie sociale tout à fait acceptable, qui sait! Pas moi en tout cas. Je ne sais rien de lui, à part ce que disent les livres d'histoire humains, et les rares informations officielles et confirmées. Pour le reste...pour le reste il est un peu comme les légendes qui entourent le roi Arthur, ou le Big Foot...rien n'a jamais été prouvé. N'empêche...cent ans c'est long, et pourtant il fait vraiment tout pour éviter de se mélanger à nous, pauvres collègues. Il est comme un courant d'air qu'on voit quand il est obligé, et qu'il a pas le choix. Sinon... il est terré. Et souvent quand je le croise je surprends des regards étonnés de certains élèves ou profs, qui semblent dire ''Ah mais il est toujours là lui?''. Comme une sorte de bras de fer au destin.

Bref voilà que je redescends jusqu'à son atelier, la cible sous le bras, et que je toque à sa porte. D'emblée, j'arbore mon plus beau sourire, celui de gentil garçon qui est arrivé à me sortir de tellement d'emmerdes et qui a fait recevoir un paquet de bonbons étant petit, puis attiré bien des conquêtes dans mon lit quand je suis devenu grand. Le genre de sourire auquel on ne peut pas résister. Eh autant sortir son joker de suite non? J'entre donc, l'observant alors qu'il est installé derrière son immense tas de bordel qu'il désigne par le terme de ''plan de travail'' sans doute. Putain on dit les génies bordéliques, mais quand je vois cette pièce, je me dis que je suis en face d'un foutu nouveau Léonard de Vinci, au moins. Je m'avance donc dans son antre, moi qui craignais de déclencher d'apocalypse...

Eh ben en fait...c'est le cas. Je me fige alors que j'entends la suite de sa petite tirade, posant la cible sur le sol alors que je me redresse de toute ma hauteur. Mon sourire a quitté mes lèvres mais pour l'instant je ne montre rien de plus. Je hausse simplement un sourcil, trop abasourdi par l'attaque directe qu'il vient de me lancer.

Pardon? Un voleur? Je t'ai simplement emprunté cette cible pour mes élèves et voilà, je te la rapporte. Y'a pas de quoi fouetter un chat non? Surtout que les cibles sont là pour ça...pour que les gamins s'entraînent non?

Je me retiens de lui lancer une répartie bien plus cinglante, alors que je sens déjà une colère froide envahir mes veines à la vitesse d'un cheval au galop. Sans rien ajouter pour l'instant je reprends la cible pour la ranger avant de venir lui faire face. Monsieur termine tranquillement sa soudure, et c'est seulement après que j'ai l'insigne honneur de pouvoir croiser son regard, et d'entendre les paroles du maître. Qui ne font rien pour apaiser ma colère. Au contraire, si ma colère était un cheval déjà lancé au trot, ce qu'il vient de dire constituerait un grand coup de cravache sur la croupe.

Wow wow wow. Tu me fais passer pour un mec de Ocean 11 à t'entendre! Je voulais te l'emprunter mais tu n'étais pas là et j'en avais besoin. Ensuite j'ai eu d'autres cours et je me serais mis en retard si j'étais redescendu jusqu'ici avant de remonter en classe. En plus, si tu en avais eu besoin, t'aurais pu la chercher. C'est qu'une cible d'entraînement comme y'en a des dizaines dans tout l'institut. Et je te conseille de surveiller ta langue Tesla, plutôt que parler de choses dont tu ne sais rien, tout comme de juger les choses trop vite. Quel intérêt j'aurais eu à voler une foutue cible, sérieusement : en faire un trafic sur le net? Lancer une contrebande de cibles? Sois sérieux deux secondes.

Son ton méprisant m'énerve, et je sens la bête en moi qui s'éveille et griffe le sol en hurlant, la fumée aux naseaux. Je suis presque étonné de son ton si froid et si méprisant en à peine quelques phrases. Je l'observe prendre une longue bouffée de cigarette alors que je sens mes yeux se colorer légèrement de rouge. Il va trop loin. Plus il parle et plus j'ai envie de le faire taire. Plus il parle et j'ai envie de le gifler, de lui faire ravaler ses paroles insultantes envers ma race et mon clan. Pour qui se prend il? Parce qu'il a été assez intelligent pour inventer plusieurs choses, ça justifie le fait qu'il insulte une race noble et vénérable qui s'acquitte honorablement de sa mission depuis des millénaires? C'est l'humain en lui qui a inventé toutes ses choses, parce que l'incube, lui, n'a rien apporté au monde et ne sert à rien. Le temps qu'il finisse c'est un presque un rugissement qui s'échappe de ma gorge alors que je pose violemment ma main sur le plan de travail, faisant trembler tous les objets qui s'y trouvent alors que quelques écailles noires se dessinent sous ma peau.

Cesse! Tu n'es même pas digne de mentionner leur nom, et les insinuations que tu fais sont mensongères. Toi le grand génie, retourne d'abord à tes livres avant de porter de fausses accusations contre une race que tu ne connais pas! Ce n'était qu'un emprunt, et ta foutue cible est là. Alors maintenant je te conseille de tenir ta langue ou tu risquerais de la perdre. Incube.

Mon souffle se fait plus court et du coin de l'oeil je vois que de la fumée s'échappe d'une de mes narines. Pour qui se prend il? Hein? Pour qui se prend il pour insulter ainsi mon clan, et tous les autres dragons? Il n'est rien. Il n'est qu'un cloporte terré sous un rocher, trop peureux pour affronter le monde et les autres. Et si je suis en colère, je sens la bête être tout bonnement furieuse face à son honneur bafoué.

Et je t'appelle comme je veux. Incube.


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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Mar 23 Aoû - 20:41


Fire Meet Gasoline
Tu devrais être prudent, parler autant en si peu de temps, tu pourrais t'essouffler ou provoquer la colère de ton interlocuteur… Chose dont tu es parfaitement conscient, à vrai dire. Tu sais qu'il va s'énerver, n'importe qui s'énerverait, la seule inconnue reste sa patience. Te supportera-t-il, va-t-il simplement tourner les talons en disant que tu es le dernier des connards ou va-t-il simplement exploser et hurler ? Tu ne sais, et c'est sûrement ça qui te pousse à lui parler et non l'ignorer. Tu as peut-être envie de t'amuser un peu, de le chercher et de voir à quel moment il va montrer les crocs. Comme un gamin qui doit tromper l'ennui, tu décides de faire de lui la victime de tes jeux mesquins. Certes tu es réellement furieux qu'il se soit permis de pénétrer ainsi en ton atelier pour emprunter cette cible sans ton avis et c'est pour ça qu'il paye ainsi. Il voulait que tu sois respectueux et agréable ? Il aurait dû rester loin de ton antre. "Un dragon devrait comprendre ça.", penses-tu tandis qu'à tes lèvres tu portes ta cigarette, tirant à nouveau dessus pour laisser échapper par la suite une délicate volute de fumée. Tu es presque élégant ainsi… Le dos droit, un un bras croisé, l'autre prenant appui sur celui-ci, tu joues presque les divas, le toisant avec le mépris d'un homme qui se sait supérieur. Tes lèvres fines se pincent et pour la lueur rouge qui illumine doucement ses prunelles, tu n'hausses qu'un sourcil. "Il n'a aucune patience. C'est presque trop simple." te dis-tu avec une pointe de déception. Il ne te résiste même pas. Face à toi, il gronde déjà et vient même frapper du plat de la main ton bureau. Stoïque tu ne le lâches pas du regard, ignorant de ce fait tout ce qui a pu sursauter autour de toi face à la violence de son coup. Une tasse se reverse, quelques bouts de métaux trouvent le sol et tes schémas eux deviennent un tas que le vent aurait pu éparpillé. Sans ciller tu l'écoutes, ne tiquant vraiment que lorsque qu'il décide de te nommer par ta race. Là peut-être, il peut te voir serrer les dents et déglutir. Silencieux tu restes, décidant de le laisser mariner quelques instants, tout en essayant d'ignorer les écailles sombres qui se dessinent sous sa peau. Un frisson glisse le long de ton échine et tu commences à songer à l'erreur que tu vas peut-être commettre. Tu  te doutes que les dragons sont colériques, tu te doutes aussi qu'ils peinent à se contrôler, mais tu te rassures, te disant qu'il n'oserait pas changer de forme ici… Dans ton atelier il ne peut rien t'arriver, pas vrai ? Le plafond ne serait pas assez haut pour lui permettre de changer… Il n'aurait pas la place… Tu décides enfin à bouger, après de longues secondes de silence, écrasant d'un geste délicat ton mégot dans une tasse, soufflant au passage ta fumée.

"Alors si nous en sommes là, à nous permettre ce genre de trivialités, j'userais de "voleur à écailles" pour parler de toi…", commences-tu, plantant à nouveau tes prunelles dans les siennes. "Je trouve que tu as un sacré culot, à montrer les crocs."

Tu ne le crains pas, ou du moins, pas encore. Tu refuses de voir les écailles sous sa peau. Tu refuses de penser qu'il pourrait se métamorphoser ici. Tu te penses en sécurité. Tu penses contrôler la situation.

"Tu es celui en tort, celui qui entre dans mon atelier et qui "emprunte" mon matériel sans autorisation et ensuite, quand j'ose te dire que tu es en tort, tu agis comme un petit garçon mal élevé qui ne supporte pas qu'on le traite autrement que comme un roi."

Tu devrais peut-être songer à te taire, mais non. Toi-même tu commences à t'agacer de son comportement. Alors que tu te lèves, posant tes deux mains sur ta table, tu te penches légèrement vers lui, soutenant son regard avec une pointe de défi, comme si tu cherchais à lui dire que tu ne seras pas celui qui capitulera.

"Tu oses hausser le ton dans mon atelier juste parce que je pointe du doigt le fait que tu as commis une erreur ? Et tu oses ensuite utiliser ma race comme une insulte ? Que crois-tu ? Que j'ai honte d'être un incube ? Ce que tu peux être idiot."

Tu n'as en effet pas honte de ce que tu es, mais tu ne revendiques pas non plus ta nature d'incube. Tu n'en es pas fier. Tu trouves qu'en être un est parfois agaçant. Se nourrir sur les autres est amusant au début, après… Ça devient lassant.

"Sers-toi de ta tête deux secondes, imagine que je me sois permis d'entrer dans ta chambre et que je t'ai emprunté quelque chose pour  une journée… Serais-tu heureux ? Me pardonnerais-tu tout d'un claquement de doigts en me disant que ce n'est pas si grave ? Non, je pense que tu serais tout aussi furieux que moi… Mais tu sais quoi ? Je ne devrais pas m'étonner de ton comportement… Tu dois avoir tant l'habitude que tout le monde te laisse tout passer à cause de ton mauvais caractère… Je suis même sûr que tu en joues même. Tu obtiens très certainement tout ce que tu veux en jouant ton petit numéro de prof' irritable… Dommage que ça ne marche pas avec moi, pas vrai ?"

Un éclat d'amusement est perceptible dans tes prunelles alors que ta voix se fait plus grave comme si tu cherchais à l'avertir, à le menacer presque.

"Je te conseille donc de te calmer tout de suite, dragon, car tu peux jouer autant que tu veux, au final nous savons tout les deux que j'ai raison. Tu es un sale voleur caractériel et un gamin mal élevé."© 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Mar 30 Aoû - 0:33


Fire meet gasoline

Tesla & Flavien

Tesla, Tesla, Tesla. Ce cher Nikola dont je viens visiter l'antre. Tesla, notre rayon de soleil, notre bouffée de joie de vivre, qui amène avec lui, peu importe où il passe, une vague de bonheur et de bienveillance. Tesla, dont la paix et la sérénité pourraient concurrencer celles de Buddha en personne. Ouais. Tesla. Sacré phénomène. Notre génie attitré, qui équipe nos guerriers dans la bataille et dont les inventions nous assurent sécurité, protection et victoire. Putain je me rappelle encore du moment où il est arrivé. Sofia nous avait annoncé que le grand Nikola Tesla allait nous rejoindre, et devant notre air ébahi, elle nous a révélé sa vraie nature, ce qui s'est accompagné d'un petit "ooooooooooooooh" qui ressemblait au bruit fait par une armée de petits martiens avec plein d'yeux issu de je ne sais quel dessin animé que j'ai regardé. Enfin bref. Ce qui est marrant avec lui, c'est que si Sofia ne nous avait pas dit qu'il était arrivé et qu'il s'était installé dans son atelier, j'aurais vraiment eu du mal à remarquer qu'on comptait un nouveau membre. On ne le voyait quasiment jamais, et on ne le croisait que quant c'étit nécessaire. Quant à lui parler... c'était presque hors de question.

Et du coup, très vite, les rumeurs les plus dingues ont commencé à fleurir sur lui. A force de pas le voir, on s'est imaginé des trucs. Débiles, les trucs, mais bon. Comme quoi son antre tenait d'un mélange entre Alien et un donjon SM et que si ça se trouvait il imaginait des machines qui pouvaient lui faire mal. Ouais je sais je suis irrécupérable. Mais bon ce genre de trucs ça va vite. Et j'avoue que j'ai presque été déçu quand j'ai découvert la tanière de la bête, et qu'à part un tas de bordel sans nom où une chatte retrouverait pas ses petits...c'était rien d'autre qu'un atelier. Et même s'il m'a fallu cent ans pour trouver une raison de descendre et d'y entrer, j'avoue que j'aurais préféré ne pas avoir à le faire, vu la façon dont il m'a accueilli. Il lui faut à peine quelques phrases pour me rendre dingue, et faire bouillir mon sang dans mes veines.

Tu oses m'insulter et c'est moi qui aie du culot? Tu me traites de voleur et je n'aurais pas le droit d'être en colère? Je ne réagis pas comme un roi mais tout simplement comme quelqu'un qui n'aime pas se faire insulter et se faire accuser de vol alors que c'est un mensonge! On dirait que tu as vécu bien trop longtemps seul pour te rendre compte de ce qui est vrai, et ce qui ne l'est pas!

Il se lève ensuite, d'un mouvement d'une lenteur mesurée, et on se retrouve bientôt face à face. Sauf que je suis plus massif que lui, à cause de ma nature de dracoliche. Je vois de légères volutes de fumée s'élever de mes narines palpitantes alors qu'il continue à m'attaquer, de m'accuser et de m'insulter.

Je n'ai jamais nié une seule seconde le fait que je suis entré dans ton atelier sans ton autorisation, tout comme le fait d'avoir pris ta cible sans te l'avoir demandé! Je suis venu te la rendre en t'expliquant ce qu'il en était et en te présentant spontanément mes excuses. Pour ça je suis un voleur? Et de nous deux, qui s'est adressé le premier en disant que sa race n'était intéressée que par l'or? Que nous étions des voleurs? Certainement pas moi. De plus, tes informations sont fausses! Ne parle pas de choses que tu ne connais pas!

Pourtant...pourtant cette créature qui a passé le siècle ne semble pas comprendre. Ou alors son ignorance et son entêtement sont plus impressionnants que tout j'aurais pu rencontrer, et pourtant, j'en ai vu passer des lunes et des lunes, des décades et des siècles. Mais rares ont été ceux qui étaient butés à ce point. Et parmi ceux qui l'ont été, peu sont encore en vie pour en faire la démonstration. Mais qu'est-ce qu'il veut hein? Qu'est-ce qu'il veut à me chercher à ce point, à enchaîner accusations et insultes comme on enfilerait des perles sur un collier. Attention Nicolas, parce que ce collier, je vais t'étrangler avec, si tu continues. En plus on dirait qu'il ne réalise pas qui il a en face de lui. A qui il parle. Il a dit plusieurs fois ce que j'étais, son cerveau a l'air de maîtriser cette information mais... mais on dirait qu'il ne se rend pas compte des dangers que je représente. Des risques que ce crétin prend à me parler ainsi. A me provoquer, moi, un dragon, une des espèces les moins patientes et colériques du bestiaire magique, à quoi on ajoute mon caractère sanguin. C'est...Explosif. Il jongle avec des bâtons de dynamite et des flacons de nitroglycérine en pensant que c'est juste des balles et des quilles. Mais attends...continue, continue seulement comme ça, un peu, rien qu'un peu, et tu verras ce qui va se passer quand tu perdras ton fil et que tu en feras tomber une... une seule.

Parce plus il parle, plus mon souffle se raccourcit. Dans mes yeux, ce ne sont plus des reflets rouges, mais ils ont pris une couleur de braise incandescente, et la peau de mes bras démange de plus en plus. Mes mains sur le bureau viennent lacérer le bois alors que de longues griffes noires comme de l'onyx remplacent mes ongles. Ma voix se fait plus caverneuse alors que j'arrondis le dos, m'appuyant encore un peu plus sur son bureau.

Tu joues avec le feu, attention! C'était UNE PUTAIN DE CIBLE! C'est quelque chose qui appartient à l'INSTITUT! Pas à toi, même si tu les as conçues putain! C'était aucun truc qui t'es personnel donc ne commence pas avec cette comparaison qui rime à rien. Je suis pas venu là en me disant ''merde j'ai rien à foutre alors je vais aller piquer à truc à notre inventeur!" J'étais en COURS avec mes ELEVES nom d'une braise! Les incubes sont trop cons pour comprendre ça! J'en ai rien à foutre de ta cible!

Alors qu'elle est posée à côté de moi je l'attrape et d'un coup sec je la déchire en deux, projetant des copeaux de bois et quelques ressorts sur le sol avant de balancer les morceaux contre le mur, où ils s'explosent ne petits morceaux. Mes bras sont entièrement couverts d'écailles et ça remonte jusqu'à ma gorge alors que mes yeux flamboient plus que jamais.

Tu oses me parler de mon sale caractère? Tu oses? Mais de nous deux, qui ne parle jamais à personne? Qui mange seul? Qui ne sort jamais? Personne ne me fait de faveur parce que je suis un dracoliche, on apprend à vivre ensemble, espèce de sangsue! Je m'adapte aux autres comme ils s'adaptent à moi! Mais qui voudrait de toi? Hein? Toi qui n'es qu'une tique? Toi qui ne sers à rien à part être un parasite! A laisser des morts derrière toi! Ma race s'est illustrée dans les guerres et les batailles! Nous sommes des veilleurs, des gardiens! Mais vous? Vous êtes aussi inutiles que dangereux! Vous êtes les moustiques des êtres surnaturels!

Brusquement j'ai l'impression qu'il a peur mais je n'en suis pas sûr. De toute façon je suis trop aveuglé par la rage qui galope dans mes veines, et sa dernière remarque assène le coup de grace. Dans un rugissement furieux qui fait trembler les murs j'achève ma transformation. J'ai tout juste le temps d'ôter mes chaussures, qui étaient déjà trop petites, mais c'est trop tard pour mon tshirt et mon jean. Un bruit de déchirure retentit alors que je retombe à genoux. Je sens sur mon dos les écailles et ma crête qui se hérisse alors que mes ailes se déploient et ma queue s'allonge. Je fouaille de fureur, balayant une table recouverte de matériel que j'envoie valser contre le mur, dispersant son contenu tout autour de moi, et donnant un nouveau coup qui fait trembler une étagère pleine de livres alors que je pose mes deux pattes avant sur le bureau, tendant à présent mon long cou vers lui, et lançant une gerbe de flammes juste au-dessus de sa tête avant de croiser son regard.

Plus un mot incube. Plus un mot. Où je vais te réduire en cendre pour te faire ravaler tes paroles!

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Nikola Tesla
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Mar 30 Aoû - 22:54


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En tant qu'inventeur, tu sais que jouer avec le feu est un mal nécessaire. Ce n'est pas en restant prudent que l'on apprend, est la devise par laquelle tu vis. Tu sais que l'univers n'a pas envie de se plier à la volonté des autres, alors tu as pris pour habitude de tenter de plier celui-ci. Quand tu veux quelque chose, tu n'attends pas sagement que les choses se fassent, tu vas forcer le destin. Et tu sais aussi que si tu veux que les autres entendent raison, il faut que tu sois parfois brutal dans tes propos. La gentillesse et la douceur sont à tes yeux de bien mauvais moyens d'aider tes interlocuteurs à ouvrir les yeux… Tu considères que la vérité est une gifle qu'il faut encaisser plutôt qu'une caresse qu'on pourrait demander… C'est pour ça qu'en voyant Flavien perdre son souffle, tu insistes, jusqu'à voir ses prunelles changer en deux rubis incandescents. L'appréhension de l'inévitable te gagne mais tu te sais sur la bonne voie. Selon toi, il doit comprendre… Apprendre et ne plus jamais revenir te voir. C'est pour ça que lorsque qu'il lacère de ses griffes ton bureau, tu te fais violence pour lui tenir tête, continuant de croiser ses prunelles trop reptiliennes à ton goût. L'envie de fuir fait couler en tes veines une étrange substance qui lentement te donne l'impression que tu es vulnérable, une sensation que tu hais et que pourtant tu affrontes pour ne pas donner une once de satisfaction à la bête qui te fait face. Sa voix caverneuse tonne dans ton atelier et comme l'arrogante personne que tu es, tu relèves simplement le menton, te fermant un peu plus à sa colère qui selon toi trahit une incapacité digne d'une profonde stupidité. Les génies n'entrent pas dans des colères noires de ce genre, les créatures à l'esprit limité par contre… Tu commences à penser qu'elles réagissent toutes comme lui. Il hurle, gronde, montre les crocs et brise la cible et toi, tu restes simplement à lui faire face, tentant de conserver une indifférence mêlée d'une colère froide alors qu'en réalité, tu es comme un petit garçon face au monstre qu'il pense vivre sous son lit. À vrai dire, bien que tu sais les peurs être une chose irrationnelle de l'esprit, tu n'arrives pourtant pas à les affronter et à t'en détacher… Ton instinct surpasse par moments ton intellect… Et celui-ci en est un bon exemple. L'homme face à toi devient de plus en plus monstrueux au fil des secondes et pourtant tu lu fais encore face, refusant de simplement admettre que tu as pu aller trop loin dans tes propos. Non, fier comme jamais, tu continues de lui tenir tête silencieusement, refusant pour autant de céder à la peur, face à lui qui change encore et toujours. Ses yeux deviennent brasiers et c'est là qu'il commet l'erreur d'avoir pour toi les mots qui te touchent, ceux qui sont les échos de ton inconscient et de la culpabilité qui depuis des années dort en ton coeur. Blessé puisque que tu ne l'admettras jamais, tu fronces des sourcils et retrousse les lèvres, oubliant le temps d'une insulte ou deux que c'est un monstre à écailles en devenir qui te fait face. Tu serres les poings mais ne hurle pas, te contenant comme à ton habitude, sachant pertinemment que les mots peuvent être plus douloureux que n'importe lequel des coups. Sèchement, tu laisses ta langue se faire tranchante et tes propos durs à entendre. Tu ne veux plus perdre de temps avec lui. Tu veux qu'il parte, la queue entre les jambes et qu'il cesse de vouloir rester pour te prouver qu'il a raison. Tu veux simplement que comme les autres, il finisse par simplement dire que tu es le pire des cons et que tu mérites de crever seul en cet endroit. Car tu penses que c'est ce qui peut t'arriver de mieux, d'être seul et de vivre aux côtés de Lénore… Seulement, tu vas trop loin. Bien trop loin. Au lieu de le blesser, tu le rends furieux et tu ne fais qu'accélérer sa transformation qui se termine alors sous tes yeux ébahis. Alors que lui devient une créature monstrueuse chez laquelle tu peines à voir la moindre noblesse, tu fais un pas en arrière, le souffle court et le coeur affolé. Sous tes yeux, tes pires craintes se concrétises. Dragon il devient et tu dois accepter d'être vulnérable. Tu peines à respirer alors que lui saccage tout ton atelier sous le coup de la colère. Tu es comme un enfant, tu devrais te voir… Tu trembles sans le vouloir, tu écarquilles les yeux pour lui et te recroquevilles légèrement sur toi-même quand il crache une gerbe de flamme que Lénore éteint très professionnellement. Derrière toi tu entends le bruit des extincteurs et comme un chat dans les phares d'une voiture, tu croises son regard monstrueux, le coeur au bord des lèvres. Il te menace et ça suffit, tu n'as pas vraiment besoin de plus. Tu as peur. Terriblement peur de ses crocs ou de ses griffes qui pourraient te lacérer et contre lesquelles tu ne pourrais rien. La peur s'empare de ton coeur et enfin, tu te décides à réagir. Sans plus attendre, tu fais à appelle à ta maîtrise de l'électricité pour ériger entre lui et toi milles et un arcs électrique pour te protéger. Tu poses ton regard sur sa silhouette et esquisse un pas en arrière, murmurant d'un voix rauque et pourtant tremblante.

"Sors. Maintenant. Tant pis pour la cible. Je crois que tout a été dit."© 2981 12289 0
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Flavien Grey
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Dim 4 Sep - 0:45


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Tesla & Flavien

Je connais les points faibles et les points forts de ma race, et la colère ne pèse pas vraiment dans le plateau des avantages. Je sais qu'elle est un chien enragé qu'on a collé dans une boite, et il suffit d'un coup dans la boite pour que la porte s'ouvre et que la bête soit lâchée. Depuis des siècles j'ai appris à me contrôler, à rendre la boite moins fragile, à renforcer la serrure de la porte mais là... là c'est trop. Je peux garder mon calme devant des élèves qui font des conneries, à qui je dois réexpliquer vingt fois une partie de mon cours. Mais me demander de garder mon calme devant quelqu'un qui m'insulte et porte de fausses accusations sur moi...non. Je peux pas. Il a été la bande rugueuse sur une boite d'allumettes, et il m'a pas fallu longtemps pour m'enflammer. Et ce qui me rend dingue surtout, c'est de voir qu'il continue, encore et encore, alors que je perds mon sang froid, et qu'il voit très bien que je ne contrôle plus la bête qui prend le dessus. Il s'acharne, et ma colère ne fait que bouillir de plus en plus fort dans mes veines, avant que les dernières serrures de mon contrôle sautent, et que le dragon en moi prenne totalement le dessus.

Ca n'a même pas duré dix minutes et je suis redevenu la créature agressive, gardienne des trésors perdus pour des siècles, et qui est un chien de garde puissance mille. Rien ne compte plus que les menaces qu'il profère, et le fait que je veux le faire taire. Je DOIS le faire taire, à tout prix. Que sa langue d'incube parasite cesse de dire des mensonges pour retrouver le silence qu'elle n'aurait jamais dû quitter, et qu'il apprenne ce que ça coûte de s'en prendre à un dragon. Sa race est faible, bien trop faible pour pouvoir espérer lutter contre moi, contre ma force, contre mes flammes et mes siècles d'expérience. Il ne peut rien. Il devrait me craindre. Il doit me craindre car il n'a aucun moyen de lutter contre moi. Je me redresse et crache une gerbe de flammes tout près de sa tête après avoir saccagé une partie de l'atelier par des mouvements violents de ma queue sous le coup de la colère. Et là je lui donne une dernière fois l'ordre de se taire. L'ordre de tenir sa langue. La menace de ne plus m'en tenir aux mots si jamais il continuait.

Et là enfin je le vois ravaler cet air supérieur qui m'a rendu dingue. Je le vois oublier son arrogance et sa suffisance, pour avoir peur. Il essaie de ne pas la montrer, mais je la sens, sa peur. Enfin il a peur. Enfin il comprend que je suis sérieux, et surtout, que je peux lui faire mal. Que je peux le blesser. Il réalise enfin qu'à trop tirer sur la corde elle finit par casser, et maintenant, c'est le monstre qui est face à lui. Il pue la peur, dans son attitude et dans ses yeux, et le dragon est content d'être arrivé enfin à se faire respecter. Maintenant l'incube a peur de lui et c'est tant mieux.

Pourtant, à ma grande surprise, des éclairs apparaissent de ses mains, et forment bientôt une barrière entre lui et moi. Les éclairs crépitent et lèchent tous les objets du bureau comme le plafond, en des barreaux aussi mobiles que dangereux. D'une voix qu'il essaie de rendre calme, il m'ordonne de sortir, et intérieurement je savoure le fait que sa langue persifle beaucoup moins, et qu'il n'y a plus d'insulte cette fois. Il a compris la leçon... Je grogne, faisant claquer une dernière fois mes mâchoires près de ses maudits arcs avant de tourner les talons et quitter son atelier, toujours en dragon. Je me transformerai chez moi, pour ne pas que mes élèves me croisent totalement à poil.

Seulement, quand je me transforme une fois dans le couloir devant ma chambre, parce qu'en tant que dragon je ne peux pas ouvrir les portes, je réalise petit à petit ce qui s'est passé. Et ce qui dix minutes avant me semblait tout à fait normal comme réaction, m'apparaît maintenant sous un tout autre éclairage. J'ai déconné. Et même si Tesla est un sale con aigri, j'aurais jamais dû lui parler comme ça. J'aurais jamais dû réagir comme ça, m'emporter et lui balancer ce que je lui ai dit. J'aurais pas dû rentrer dans son jeu...

Les premières gouttes de l'eau de la douche crépitent sur ma peau et s'évaporent en petites volutes de vapeur avant qu'elle finisse par se refroidir et je soupir, restant un long moment sous le jet avant de sortir. Demain il va falloir que j'arrange tout ça. Enfin que j'essaie. J'enfile un vieux tshirt et un caleçon propre avant de m'écrouler sur le canapé et regarde la télé.

Le lendemain je me prépare rapidement et descends à son atelier avant mes premiers cours, qui sont seulement en milieu de matinée. J'avoue que j'en mène pas large alors que j'arrive devant sa porte et je toque. Je prends son grognement pour une invitation et entre. Une fois sur place, je réalise le bordel que j'ai réussi à foutre la veille, et je me pince les lèvres avant de me lancer.

Ecoute Tesla je suis venu m'excuser. Je sais que tu avais le droit de me reprocher d'avoir emprunté ta cible sans te demander la permission et même si tu m'as dit des choses qui étaient infondées, j'aurais jamais dû m'énerver comme ça. J'aurais jamais dû perdre le contrôle comme ça. Bien sûr, je vais remplacer tout ce que je t'ai cassé et t'aider à ranger...c'est...la moindre des choses...

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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Sam 17 Sep - 22:15


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Tu trembles et redeviens un enfant. La peur s'ancre en ton coeur et même si tu tentes de rester brave, la bête face à toi est parfaitement conscient que tu peines à respirer. Tu bombes pourtant le torse et la mâchoire serrée, tu attends qu'il se décide à partir, essayant de te rassurer en te disant que si il tente de t'attaquer, tu es protégé par les arcs électriques qui crépitent entre vous. Tu aimerais être courageux et montrer dignement les crocs, lui prouver qu'en plus d'une langue acérée tu es un adversaire qu'il faut redouter… Mais la peur t'en empêche. Face à lui tu redeviens le petit incube incapable de maîtriser ses émotions. Tes lèvres s'entrouvrent et tu sursautes quand sa puissante mâchoire émet un claquement sinistre non loin de ton rempart. Le long de ton échine tu sens rouler une perle de sueur froide, qui dévale ton dos jusqu'au creux de tes reins alors qu'impuissant, tu l'observes quitter ton atelier. Et c'est quand enfin tu te retrouves seul que tu t'autorises le droit de céder. Tes genoux qui jusque-là tremblaient, refusent désormais de te porter et comme un pantin dont on aurait coupé les fils, tu t'écroules au sol, te recroquevillant, le dos contre le mur qu'il a joyeusement calciné quelques minutes plus tôt. Le souffle court, tu remontes tes genoux contre ta poitrine, acceptant pleinement la présence de cette terreur irraisonnée qui cause tout ses tremblements. Autour de toi, Lénore s'occupe sans un mot de calmer le chaos qui règne dans ton atelier, et consciente qu'elle ne peut pas être là pour passer sur tes épaules une couverture ou simplement caresser ta joue comme la femme que tu as un jour aimé, elle préfère lancer l'une de tes chansons favorites, celle qui est capable de panser les rares blessures de ton être. Les premières notes se font entendre, créant un étrange contraste entre la douce mélodie et le bordel émotionnel que tu es en cet instant. Du bout des lèvres tu tentes de chanter, espérant ainsi oublier la visions cauchemardesque du dragon qui aurait pu te tuer en un claquement de doigt… Au milieu du bruits des extincteurs et des machines qui se mettent une à une en veille, tu cherches à effacer de ta mémoire cette idée que tu aurais pu mourir en ce jour, à cause d'un monstre incapable de se contrôler. Un dernier tremblement secoue tes épaules avant que tu ne décides que pour aujourd'hui, cela en est assez. Tu relèves lentement la tête et observes les restes de ton atelier et pousse un léger soupir.

"Combien de temps cela prendra-t-il ?
- Au moins une bonne semaine, Nikola. Mais tout a été sauvegardé sur les serveurs de secours. Rien n'est perdu. Il faut juste reconstruire. C'est une bonne nouvelle, non ?
- Je n'en sais rien.", dis-tu avant de clore la discussion, te relevant simplement pour aller t'écrouler sur ton canapé, qui si il a résisté a tout de même une légère odeur de brûlé. Comme un enfant tu t'enroules dans le plaid qui te sers tout les soirs de couverture, fermant les yeux en te disant que pour aujourd'hui, tu as le droit de simplement te reposer. Demain, et même ce soir, quand tu rouvriras les yeux tard dans la nuit, tu seras de nouveau fonctionnel, ou du moins, capable d'être rationnel. Pendant de longues secondes, tu trembles avant de sombrer dans un sommeil que tu fuis déjà depuis bien trop longtemps.

Et effectivement lorsque tu rouvres les yeux en plein milieu de la nuit, tu es comme redevenu cet incube acariâtre que tout le monde connait. À peine ouvres-tu les yeux, que tu contemples ce qui a été détruit par la colère de ce cher Monsieur Grey… Et si hier tu n'étais pas capable d'être agacé, là tu ne te prives pas d'un grognement et d'un soupir équivoque. Tout en repoussant les couvertures pour te relever et t'étirer, tu contemples la masse de travail que tu vas devoir abattre durant les prochains jours afin de remettre à bien ton atelier. Déjà tu retrousses tes manches et te mets au travail, t'autorisant une simple cigarette tandis que Lénore te tient compagnie, essayant à sa manière de te changer les idées. Alors quand Flavien toque à nouveau à la porte de ton atelier, t'arrachant de ce fait un grognement qu'il ignore, ça fait déjà plusieurs heures que tu as les mains dans les restes des machines qu'il a détruit sous le coup de la colère. Tu le sens arriver dans ton dos et si hier tu aurais sursauté et paniqué, là tu te contentes de l'ignorer, laissant un long silence passer avant de desserrer les lèvres.

"Tu viens t'excuser ?"
, un léger sourire t'échappe, ainsi qu'un début de rire méprisant, te relevant ensuite pour te tourner vers lui, cigarette au coin des lèvres et manches retroussés sur tes avant-bras, dévoilant les tatouages qui s'y trouvent. "C'est amusant, vu notre échange d'hier, je ne pensais pas que tu t'abaisserais à venir faire des excuses à un parasite… Un être inutile et dangereux."

Le filtre de ta cigarette quitte tes lèvres et enfin tu croises son regard, interdit. Tu n'aimes pas avoir à répéter les mots qu'il a osé te cracher au visage, mais en cet instant, tu estimes que c'est le meilleur moyen de le faire quitter ton havre de paix qu'il a manqué de détruire dans un accès de rage. Tu veux qu'il parte. Qu'il cesse de t'importuner et qu'il te laisse reprendre le travail.

"Regarde ce que tu as fais. Regarde ce que tu as détruit parce que tu n'es pas capable d'entendre que tu as tort. Et le pire c'est que tu oses te dire professeur. Il faut croire que les vieux dragons ne sont pas plus sages que les incubes… Ce sont des mois, presque des années de travail que tu as détruits, simplement parce que tu voulais me faire taire… Alors dis-moi, ton égo flatté te semble plus important que des recherches qui pourraient aider à faire avancer l'humanité ?"

Tu montres presque les dents, désignant d'un vague geste de la main ce qu'il a réduit en cendres parce qu'il ne voulait pas entendre qu'il avait tort. Tu as à nouveau envie de t'emporter et de lui cracher au visage ta colère, ta frustration de voir des heures, des journées de travail avoir été brisé par un monstre qui n'a pas supporté de s'entendre dire qu'il pouvait avoir tort. Sans faire un pas vers lui, tu lui désignes du menton la porte, les poings serrés.

"Je n'ai pas besoin de ton aide, tu as suffisamment causé de problèmes comme ça et puis, pourquoi un dragon aiderait un parasite, une race inférieure qui selon lui ne vaut rien ?" Tu restes silencieux une seconde, poussant un discret soupir qui est chez toi la preuve d'un coeur serré par la douleur. "Je peux me débrouiller. J'ai appris à le faire, comme tout les bons parasites."

Tu lui tournes alors le dos et t'en retournes à tes réparations, espérant que cela suffira à décourager le dracoliche que tu ne veux plus en ton atelier.© 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Lun 19 Sep - 22:05


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Je grogne légèrement quand, une fois sorti de la douche je m'écroule sur le canapé et je pense. J'aime pas ça. J'aime pas gamberger en repensant à ce qui vient de se passer en bas, dans l'atelier du nouveau génie de Sofia. Enfin nouveau...cent ans qu'il est là et on s'est à peine parlés. Bref, je m'en veux... Je m'en veux de réagir encore comme un jeune dragon d'à peine quelques siècles qui laisse sa colère le submerger et l'envahir trop vite et trop fort. Pourtant il y en a eu, des siècles. J'en ai vu, des levers et des couchers de soleil, des empires s'effondrer, puis se rebâtir, des dynasties millénaires flancher, des épidémies décimer des peuples entiers et vider des régions. Depuis ma forêt j'ai vu des fleuves maîtrisés, des couronnes tomber, et les hommes conquérir le ciel. J'ai vu tout ça, de loin mais je l'ai vu. Même si j'y pas participé j'ai senti l'odeur de la poudre à canon et celle des gaz moutarde. Les femmes ont eu plus de droit que jamais, indépendantes, fières et vaillantes. Des siècles à avoir vu tant de choses, et pourtant quand je dérape, j'ai comme l'impression que tout ça, tout ce que j'ai vu, tout ce que j'ai fait a servi à rien. Que toute l'expérience que je peux avoir emmagasinée n'arrive pas à me faire entrer un peu de plomb dans ma tête... J'ai fait voleter les panaches de Philipe VI, Jean II, Charles V puis VI, Edouart II puis III, Richard II et Henri IV, j'ai senti l'odeur métallique du sang de Louis XVI et de Marie Antoinette, puis les bains de sang de la Terreur, les Révolutions, les coups d'état et les guerres... et malgré tout ça...

Pourtant... une partie de moi n'arrête pas de se dire qu'il aurait dû faire attention. Que j'acceptais ses reproches quand à ''l'emprunt" de la cible, et le fait que j'ai tardé de la lui rendre. Ok. Je comprends. Je pensais pas qu'il le remarquerait, et encore moins que ça le ferait chier mais soit, je peux l'entendre. Par contre me traiter de voleur ça... il ne sait rien. Il est brillant, à ce qu'on dit, génial, innovant et je sais plus quel adjectif Sofia utilise pour le décrire, mais il ne sait pas le plus important. Il ne sais pas ce que je suis réellement. S'il avait su, il ne m'aurait pas traité de voleur. S'il avait su, il aurait compris qu'être agressif est dans nos gênes, parc que nous sommes des gardiens. Nous protégeons des trésors et des lieux sacrés, mais on ne vole pas. Jamais. Nous veillons et nous défendons...

Je soupire et vais me coucher, taraudant ces questions jusqu'à finalement m'endormir. J'avoue que devant sa porte j'en mène pas large, je suis même nerveux. J'ai pas envie d'en rester là, et d'avoir montré cette image de moi... J'entre, et m'excuse proprement, lui expliquant les points sur lesquels il a raison, jouant direct la carte de l'honnêteté. Mais à peine j'ai fini que j'entends son rire blasé, le rire qui se veut méchant, qui sous entend "j'en ai rien à foutre de ce que tu dis". Je l'observe alors, clope au bec et je remarque ses tatouages. Tiens... j'avais jamais remarqué qu'il était tatoué, notre inventeur... Je me retiens de lever les yeux au ciel quand il recrache ce que je lui avais balancé hier et reste calme.

Je me suis rendu compte que j'étais allé trop loin, et c'est pour ça que je suis là. J'étais en colère, et les mots ont dépassé ma pensée, même si ça excuse pas ce que j'ai fait, je sais bien...

Je reste planté là, sagement, attendant la suite et espérant régler cette histoire. Mais non. Il attaque directement alors que je suis venu pour faire la paix. Je me mords la langue, inclinant un peu la tête et croisant les bras sur ma poitrine, laissant passer l'orage.

Encore une fois, je suis désolé, et je m'excuse d'être sorti de mes gonds. Comme je te l'ai dit, t'as qu'à me donner la liste de tout ce que j'ai pété et je ferai mon maximum pour remplacer et réparer les dégâts. Je sais que j'ai ralenti tes recherches à cause de mon coup de sang. Et non tu es pas un parasite.

Putain je sens déjà la colère bouillir en voyant à quel point il s'éclate à me rabâcher ce que j'ai pu lui dire hier, mais interdiction que ça recommence. Je tomberai pas dans son piège une nouvelle fois. Du calme. Flavien, tu restes calme et tu attends. Tu laisses passer. Voilà. Tu restes calme. Tu déconnes pas une seconde fois.

J'ai fait une connerie, mais j'ai pour habitude de réparer mes erreurs donc... j'aimerais réparer, autant que possible.

Je hausse un sourcil quand je le vois me tourner le dos, et enfin se la fermer. Bien. Je veux bien jouer les hommes d'entretien à condition qu'il tienne sa langue, et ne me lance plus de pique. Alors, lentement, je me penche et commence à ramasser les débris de ce qui traine par terre, attrapant une sorte de seau vide en métal et mettant le tout dedans. Je le laisse faire ce qu'il veut des ordures... Pendant quelques minutes je m'active calmement, mettant bouts de verre, de bois, de métal ensemble dans le seau. Mais quand un vieux clou tombe assez fort pour faire résonner le métal, je le vois qui se retourne et qui me dévisage comme s'il voyait un fantôme. J'hallucine...il...a oublié que j'étais là, trop perdu dans ses réflexions. Le propre des génies, il faut croire, ce que je suis pas... D'un coup il m'ordonne de sortir, en haussant la voix, et pour éviter un nouveau scandale, ou en tout cas une nouvelle perte de contrôle, je bats en retraite, comme dans certaines batailles épiques auxquelles j'ai pu assister de loin. Sans ajouter un mot je sors, refermant soigneusement la porte derrière moi et filant en cours.

Pendant le reste de la journée, je gamberge. J'essaie de trouver un moyen d'arranger tout ça sans provoquer une troisième guerre mondiale... et quand je croise une de mes élèves, Eléonore, je repense à son programme. La voix qu'on entend parfois quand on passe devant son atelier, mais qui ne s'élève que pour lui, et lui seul. Peut-être... peut-être... pendant la pause de midi, une fois que je le vois prendre son plateau et se mettre à manger, seul, je me glisse jusqu'à son atelier. Je pose même pas la main sur la poignée, c'est inutile. Je sais que c'est mieux protégé que Fort Knox ici... alors je parle simplement à travers le bois.

Lénore? Je... j'aimerais réparer mes torts et racheter ce que j'ai brisé. Est-ce que tu...pourrais m'envoyer la liste de ce que je pourrais racheter, pour remplacer? Merci...

Je me sens con à parler à quelque chose qui n'a ni corps ni âme, mais bon... essayer coûte rien. Je remonte et dès la prochaine heure de cours, je vois que j'ai reçu un mail. De la fameuse Lénore. Punaise, elle est efficace! Je note le tout, profite d'une pause pour tout commander, et quelques jours plus tard, quand tout est là, je dépose tout soigneusement devant sa porte, avec un petit mot d'excuse, et une caisse de bière tchèque. Maintenant... il reste plus qu'à prier.


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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Mar 27 Sep - 13:33


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Il veut réparer. Tu pourrais en rire. Réparer. Bien sûr. Tu te retiens de lever les yeux au ciel, préférant lui tourner le dos et t'en retourner à tes réparations, te concentrant sur ce que tu considères être réellement digne d'attention. Tu trouves cela un peu facile de sa part de simplement revenir, la tête basse en disant qu'il s'en veut et qu'il n'aurait pas dû. Tu le trouves léger, à presque exiger que tu comprennes quoi que ce soit, quand il est celui qui a accumulé les torts. C'est lui qui est entré sans te le demander dans ton atelier, lui qui s'est permis de fouiller dans tes affaires sans ton autorisation, lui qui s'est emporté, lui qui a saccagé une bonne partie de ton atelier et qui a menacé de te blesser. Alors oui, à l'entendre répéter sans cesse qu'il est désolé, tu finis par penser qu'il n'est pas sincère et qu'il cherche juste à laver sa pseudo-conscience. En fait, tu peines à croire qu'il se sent réellement coupable, bien au contraire. Comme les autres il devait penser ce qu'il t'a craché au visage hier et rien que pour ça, tu restes fermement campé sur ta position, décidant que tu n'accorderais pas le pardon à une créature qui n'est pas capable de se contrôler. Tu es peut-être un incube, mais toi, tu ne te transformes pas devant les autres sur un simple coup tête. Toi tu ne tues pas simplement pour prouver ton point. Tu vaux mieux que ça, tu es bien plus intelligent que ça. Et c'est peut-être pour ça que tu es si remonté contre le dracoliche… Parce que tu estimes que des professeurs ou du moins des adultes responsables, vieux de plus de deux cent ans, devraient être capable de se comporter correctement et ne pas céder à des instincts qu'il aurait dû apprendre à dépasser. Un soupir glisse d'entre tes lèvres à cette simple idée et toujours avec une rigueur qui n'appartient qu'à toi, tu tries et répares ce qui peut être sauvé, ignorant totalement Flavien qui est pourtant dans ton dos à tenter de t'aider. Tu devrais le sentir mais bien trop perdu dans le cheminement de tes pensées, Et c'est bien pour ça que tu ne le remarques que lorsqu'il faut chuter au sol un lourd morceau de métal. Dans un sursaut, tu te tournes vers lui et l'observes une demi-seconde avant de presque retrousser les lèvres, furieux de le voir encore à traîner dans tes pattes.

"Dehors. Il faut que je le dise en quelle langue pour que tu comprennes ?! Sors !"

Tu commences ta phrase dans une langue qu'il peut comprendre avant de terminer dans un mélange de croate et d'allemand assez étrange à l'oreille. Heureusement, tu arrives à le chasser assez aisément, l'homme finit par battre en retraite et te laisser enfin seul, en compagnie de Lénore et du chaos bordélique qu'est ton atelier en ce moment. Tu soupires longuement et t'en retournes à tes réparations, ignorant la course du temps et n'ayant peut-être de temps à autre que quelques mots pour Lénore, qui sont plus la liste de ce que tu vas devoir commander ou récupérer afin de remettre en état de marche ton repaire. Et si tu es prêt à y passer des journées entières, sans jamais t'arrêter, ton IA, elle, ne le voit pas de cette oeil là, et quand midi arrive, elle ne cesse de te répéter que tu devrais aller manger. Au début tu refuses, disant que feras une pause dans l'après-midi pour manger quelque chose, mais elle insiste, encore et toujours, te disant que tu ne t'es pas nourris correctement ce dernier mois et qu'en plus d'avoir besoin besoin d'aller chasser sous peu, ce serait bien que tu avales un vrai repas, ne serait-ce qu'une fois. Tu finis par céder, bien incapable de résister longtemps à cette petite voix qui n'a qu'à dire "Je m'inquiète pour toi Nikola." pour que tu obéisses. Tu abandonnes alors ce que tu étais en train de faire et après avoir verrouillé la porte de ton atelier derrière-toi, tu montes jusqu'au réfectoire, attrapant de quoi manger. Tu détestes en réalité venir ici, non pas parce que tu dois sans cesse manger seul mais plus parce que c'est bien, bien trop bruyant et surtout composés de personnes qui pourraient être des proies. Ta nature elle-même te pousse à voir les visages dans la foule comme des cibles potentielles, des êtres que tu pourrais charmer et séduire. Et tu sais qu'ils y sont tous sensible. Tu sais que naturellement, tu dégages l'aura d'un être désirable et envieux… Tu sais que tu as tendance à accrocher les regards et c'est peut-être pour ça que tu te terres autant dans ton atelier, dans l'espoir de n'accrocher le regard de personne. Tu manges à peine, bien plus occupé à faire le planning de tes journées à venir, organisant un ordre d'importance dans ce qui doit être remis en état. Au final, tu ne touches pas tant que ça à ton assiette et quand tu redescends dans ton atelier, tu as encore l'estomacs relativement vide. Tu as peut-être grignoté mais mangé ? Non. Sans un mot, tu reprends le travail, n'imaginant pas une seconde ce qui a pu se passer en ton absence.

Et tu ne découvres la "trahison" de Lénore que quelques jours plus tard, sous la forme d'un paquet, d'un mot d'excuse et d'un peu de bière. Quand sur le pas de la porte de ton atelier tu découvres ça, il ne te faut pas longtemps avant de comprendre. Les pièces s'imbriquent d'elles-mêmes et le cheminement des évènements te semble d'une simplicité enfantine. Tout remonte à Flavien, au dracoliche qui refuse de lâcher l'affaire et qui tient visiblement à obtenir ton pardon. Agacé tu froisses son mot d'excuse mais rentre les deux autres paquets, appréciant de trouver dans l'un tout ce dont tu avais besoin et dans l'autre… Quelques bouteilles de bières qui te font hausser un sourcil. L'attention pourrait être apprécié mais à vrai dire, tu ne sais pas quoi faire de tout ça. Tu décides pour l'instant de les mettre de côté et te concentre plus sur le matériel que tu commences à ranger et utiliser. C'est ainsi que tu oublies la bière et ce n'est que deux jours plus tard, que tu décides qu'il est temps d'en faire quelque chose. Tu pourrais la boire seul, mais… Tu es conscient que si tu souhaites te débarrasser définitivement du dracoliche, il va te falloir lui donner l'impression que tout est oublié. Hésitant de longues minutes, tu restes immobiles dans ton atelier, finissant par attraper trois bouteilles. Sans un mot, tu remontes et te diriges jusqu'à sa salle de classe. Heureusement quand tu arrives, le cour prend fin et tu ne fais que croiser ses étudiants qui te jettent des regards surpris, se disant sûrement que la dernière fois qu'ils t'ont vus, c'était il y a des siècles. Tu entres dans sa classe et sans un mot te contente d'abord de déposer les bouteilles sur son bureau, ajoutant ensuite d'une voix rauque.

"Dans mon pays, ce n'est pas correct de boire seul, surtout quand on se fait offrir de quoi boire. Alors voilà ta part."


Déjà tu fais un pas en arrière, considérant que tout a été dit. Tu te retrouves déjà sur le pas de la porte et hésite, avant de prononcer des mots que tu ne pensais pas avoir un jour pour lui.

"Pour la cible et l'atelier… Je vais faire un effort pour tenter d'oublier, tant que tu ne recommences pas."

Mais tu n'oublies pas le reste. Jamais. L'a-t-il compris ? Tu n'as pas envie de t'en assurer tandis que tu quittes sa salle, redescendant déjà le couloir dans le but de retrouver ton atelier.© 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Lun 3 Oct - 11:32


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Tesla & Flavien

Je suis en tort, totalement en tort je le reconnais, mais punaise, on peut pas dire qu'il me facilite le travail l'animal. Je comprends qu'il m'en veut, je comprends pourquoi il m'en veut, mais... punaise et si on parlait de ce qu'il m'a balancé? Des insultes et des accusations qu'il m'a jetées au visage alors que je venais simplement lui ramener sa foutue cible que j'avais empruntée, et qui était même pas un objet perso. C'est du matos du centre, et franchement, qu'est-ce qu'il allait pouvoir en faire, pendant deux jours? Qu'il aille pas me dire que c'était soudainement la date du grand championnat du monde du tir sur cible ou je ne sais quelle connerie, et qu'il lui fallait CETTE cible en particulier parce que c'était sa cible porte-bonheur. Faut être sérieux putain. En plus la seule chose qu'il a l'air de savoir tirer, c'est la gueule. Et OUI je lui ai pris sa chère cible mais il était pas là et il m'en fallait une, bordel de merde. Du calme. Flavien, tu te calmes. N'empêche, je suis pas un voleur, et les dragons n'ont jamais été obsédés par la recherche de l'or. Tout est JUSTE parti d'un des lieux sacrés qu'on protégeait et qui s'avérait être à la fois une mine d'or et à la fois un centre d'énergie très puissant... la rumeur a fait le reste, évidemment.

Dingue quand même, la généralisation... et lui le premier, qui me crache cette insulte alors que ce qu'on fait, c'est qu'on évite que des endroits sacrés puissent tomber entre de mauvaises mains et détruire le monde. Ouais, juste ça. Mais non dis pas merci et traite nous de voleur... Je grogne alors qu'il me fout dehors et je gamberge tout ça plusieurs jours, jusqu'au moment où la mystérieuse Lénore me fait l'honneur de me filer un coup de pouce. Eh beh il faut croire que son intelligence artificielle a un peu plus de plomb dans la tête que lui, ou en tout cas a meilleur caractère. Elle au moins a accepté de m'aider plutôt que de m'insulter et insulter ma race. Grâce à elle...je vais aussi pouvoir réparer mes conneries. Parce que oui, je suis pas débile, je sais très bien quand je fais une connerie hein. Et je m'en veux de pas avoir été capable de me maîtriser. Je veux tirer un trait là-dessus, et passer à autre chose. Enfin, soit... revenir à ce qu'on était avant, à savoir de parfaits inconnus, ou peut-être même...tenter de se parler un peu plus, et se connaître. Enfin c'est mal parti mais qui sait.

En attendant je commande sagement tout ce qui est sur la liste, dans la bonne référence, la bonne taille, sans rien oublier. Il risquerait de mal le prendre si quelque chose collait pas, ou était pas bon... je l'ai bien vu. Et la vache, c'est pas donné. Heureusement que j'ai de quoi parce que sinon...ça aurait pu me couler, tout simplement. Enfin c'est ma faute et il faut bien que je répare. Je stocke tout dans mon appart jusqu'à avoir la totalité et je dépose le tout devant la porte de son atelier, accompagné d'un petit plus, histoire de le dérider un peu. En espérant que ça lui fasse plaisir, que j'aie pensé à ça. Seulement...rien. Pendant deux jours, rien. Pas de reproche mais pas de remerciement non plus, juste...un angoissant silence. Je peux même pas dire que c'est parce qu'il a rien reçu, c'est moi-même qui l'ai déposé devant sa porte. Alors? Alors est-ce qu'il s'en fout? Alors est-ce qu'il a juste réparé ce que j'avais pété et voilà? On en reste là? Ca me ferait chier mais tant pis, au moins il pourra pas dire que j'assume pas mes conneries... alors je me perds entre mes cours, la vie à l'Institut et autres, quand finalement, alors que je suis en train de ranger mes affaires après un cours, et que j'allais rejoindre mon crocodile préféré, voilà que je tombe sur...Tesla lui-même, qui me fait l'honneur d'avoir quitté sa tanière souterraine, et avoir gravi pas moins de deux étages rien que pour moi. J'essaie de lire sur son visage mais rien. Je ne vois rien du tout. C'est ça qui est flippant chez lui, c'est que son visage peut être un foutu bloc de marbre, et je ne sais pas ce qui se passe dans son crâne. Il vient me remercier? M'engueuler? Je remarque juste que les derniers étudiants le regardent comme s'ils voyaient un fantôme et qu'ils filent rapidement en échangeant des murmures surpris.

Et alors qu'il se plante face à mon bureau, je mets une seconde à réaliser ce qu'il vient de poser devant moi : des bouteilles de bière. Les miennes, enfin celles que je lui ai offertes. C'est une façon d'aller me dire de me faire foutre? Que les bouteilles, je peux en faire des trucs qu'aiment bien faire les taulards? Bonne question. Heureusement pour moi, la réponse arrive dans les paroles qu'il daigne m'accorder et je hausse un sourcil.

Co...comment ça?

Mais il se donne pas la peine de répondre, il me dit dans un ton qui me fait comprendre que je dois être reconnaissant de l'immense faveur que je lui fais de daigner me pardonner. Je me mords la langue pour ne pas répondre un "Ô maître c'est bien trop aimable! Vous êtes bien bon" et en même temps je suis...content de voir que ouais, il a tourné la page, ou en tout cas il annonce qu'il aimerait le faire, à condition que le méchant dragon que je suis ne recommence plus. A l'entendre on dirait un prof qui fait un sermon à un môme, mais bon...connaissant le personnage, on va dire que c'est mieux que rien. Alors je souris, et commence à le suivre pour le rattraper. Une fois dans le couloir je pose ma main sur son épaule, juste une seconde pour le faire se retourner, et une fois qu'il est face à moi je souris et recule d'un pas.

C'est... gentil. En tout cas je vois que t'as trouvé ce que j'ai fait venir pour...remplacer ce que j'ai cassé. Et pour la bière... le principe de pas boire seul c'est pas de se partager le pack et boire chacun de son côté mais...au contraire de les boire ensemble. Alors si...enfin si tu veux, on pourrait se les boire ensemble, un de ces quatre. Si ça te dit bien sûr. Ca pourrait être...sympa non?


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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Jeu 6 Oct - 20:33


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Les choses viennent et vont dans ton esprit. Il y a quelques secondes tu pensais à ce crétin de Flavien à qui tu rendais quelques bouteilles afin de ne pas être complètement grossier avec lui et maintenant il y a la perspective de pouvoir retourner t'enfermer dans ton atelier pour reprendre les réparations de tes différentes machines. Alors que tu t'éloignes de sa salle de cours, tu ne ressasses pas cet échange, ni même le précédent, considérant que de toute façon, tu n'auras plus à le recroiser avant les cent prochaines années si lui est assez intelligent pour ne pas te provoquer une fois de plus. Tu pinces les lèvres, planifiant déjà ton travail sur les prochains jours à venir, sans entendre les pas qui se calquent aux tiens. Perdu dans tes pensées, tu ne le sens pas arriver et c'est pourquoi tu sursautes quand sur ton épaule il pose sa main. Ton coeur rate un battement et surpris, tu te retournes pour lui faire face, fronçant les sourcils au moment-même où tu croises son regard. "Que me veut-il encore… ?" penses-tu avec un certain agacement tandis que lui t'offre un sourire que tu peines à penser réellement sincère. "Il doit avoir le même pour tout le monde. Ce sourire éclatant et chaleureux  qui doit lui attirer les faveurs de tout ses interlocuteurs." Ta mâchoire se verrouille et à vrai dire, il est triste de voir que tu as une si mauvaise opinion de l'homme qui actuellement fait un pas vers toi, osant ce que beaucoup n'ont jamais fait. Tu l'as mordu, insulté et il aurait toutes les raisons du monde de ne plus jamais avoir à faire avec toi, et pourtant, il est là, il t'a rattrapé et te propose de venir boire avec lui. Tu hausses un sourcil, ne masquant pas l'étonnement que tu ressens en le voyant être aussi… Sympathique. Le doute s'empare de toi. Tu trouves cela presque charmant qu'il revienne après votre échange. Tu te mords l'intérieur de la joue, croisant les bras sur ta poitrine. Tu hésites à lui dire non, à l'envoyer simplement paître pour retrouver la solitude qui t'est si précieuse. Tu détournes le regard et entrouvres les lèvres. Non, tu ne sais décidément pas quoi faire. "Pourquoi hésiter ? Au mieux il m'irrite et au pire il me donne envie de lui hurler dessus. Pourquoi hésiter ?" songes-tu, sans vouloir voir ce qui est pourtant évident. Il y a bien longtemps que tu n'as pas eu le plaisir de partager un moment de calme et de détente avec quelqu'un de vivant. Lénore est de bonne compagnie mais elle est ta création… Pas un être de chair et de sang capable de t'apporter ce que tu refuses d'accepter des autres. Voilà pourquoi tu hésites tant. Voilà pourquoi tu détournes le regard et pince les lèvres, partagé entre l'envie d'être désagréable au possible et celle d'accepter. Tu as un léger soupir avant de croiser à nouveau son regard.

"Sympa… Sûrement…" commences-tu dans un espèce de murmure rauque.

Bien sûr que ce serait sympathique et il se pourrait que ça te fasse du bien, mais tu es borné pas vrai ? Tu ne veux pas voir que tu pourrais tirer de cette invitation de bonnes choses… Tu continues de penser que tu peux te passer de ce genre de choses, que tu es suffisamment grand pour te débrouiller. Tu décroises enfin les bras, pour passer une main dans ta nuque.

"Pourquoi pas… Ça fait longtemps que je n'ai pas fais ça."

Étrange aveu de ta part. Pourquoi lui dire ça ? Tu ne sais pas trop. Tu te contentes d'éviter son regard et de chercher tes mots, ne sachant plus vraiment comment avoir une discussion normale avec quelqu'un sans lui sauter à la gorge ou lui faire comprendre qu'à lui tout seul il est une insulte au concept même d'intelligence. Tu cherches longuement tes mots, ne sachant pas comment lui dire que tu ferais un effort pour quitter ton atelier et boire une bière avec lui.

"Je veux bien tenter… J'ai des réparations à faire… Mais je peux… Trouver un peu de temps… Pour qu'on puisse partager l'alcool… Convenablement. Tu n'auras qu'à me dire quand." peines-tu à dire, non pas par envie de lui dire non, mais simplement parce que tu n'es même plus sûr que c'est une façon correct de répondre à une invitation.

Tu pourrais mentir et lui dire que ça te fait extrêmement plaisir, mais tu n'es pas ce genre-là. Non, tu préfères une honnêteté brutale qu'un mensonge qui ne peut qu'en entraîner un autre. Alors oui, tu peux faire un effort, tu peux accepter de venir boire un verre avec lui, de toute façon, tu penses que comme tout les autres, il comprendra que tu n'es pas le genre d'homme avec qui il voudra perdre son temps.© 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Sam 8 Oct - 12:48


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Tesla & Flavien

Cent ans ici et je lui ai jamais autant parlé qu'en quelques jours. Un siècle, et à peine quelques mots. Et une engueulade aussi, dans le lot. Avant j'aurais jamais cherché à forcer le contact. A mes yeux comme aux yeux de beaucoup il était qu'un nom, une rumeur, une sorte de légende urbaine comme le Yéti ou le monstre du Loch Ness. Ou tout du moins pour les élèves. Les plus jeunes pensent même que c'est une légende jusqu'au jour où ils le croisent pour la première fois. Et certains finissent toutes leurs années ici sans l'avoir vu une fois. En tant que prof c'est différent, j'ai déjà croisé notre inventeur de génie plusieurs fois, mais il est toujours resté dans son coin, à afficher la mine du type qui préfèrerait encore plus se faire enfoncer des tiges de bambou sous les ongles que de rester ici à subir les journées entre profs ou les réunions. Un vrai ermite. Et vu sa réaction à propos de la cible de la discorde, je comprends pourquoi peu l'approchent... Je me retiens de rire en voyant les regards ahuris de mes gamins qui sortent de ma classe et qui croisent le fameux Tesla, en chair et en os, dans un couloir! Mais bon, le moment est pas à se marrer, surtout qu'il risque de mal le prendre s'il me voit arriver avec un grand sourire de débile.

Je le rattrape et le touche juste une seconde, m'attendant déjà à ce qu'il hurle au scandale que j'aie osé poser la main sur la créature sacrée et l'inventeur génial qu'il est. Je me prépare à l'orage, au tonnerre et aux éclairs, avec un sourire chaleureux quand même, qui pourra, qui sait, dissiper la tempête qui s'annonce, et j'attends. Il fronce les sourcils et je vois sa mâchoire se serrer. Et merde. On va être bon pour un scandale ici, devant tout le monde. Pourtant...là où je m'attendais à le voir gueuler, je le sens hésiter, et hausser un sourcil, surpris. Punaise, je suis arrivé à surprendre le grand Tesla. Curieux de ce qui va se passer du coup, et rassuré sur le fait que je vais pas me faire traiter de tous les noms, j'attends, souriant toujours. On dirait que la décision est foutrement dure à prendre, comme si on lui demandait de sacrifier un rein ou sa rate. Quelques secondes passent, et je vois presque les rouages de son cerveau tourner, le temps qu'il réfléchisse à la question, avant de céder, dans un murmure.

Et là c'est moi qui suis surpris. A la base c'était surtout une forme de politesse, que j'avais lancé un peu par hasard, mais sans être sûr du tout qu'il allait accepter. Finalement, c'est le cas. Il saute pas de joie, c'est quand même Tesla, mais il évoque la possibilité que ça se fasse, et rien que ça c'est déjà une victoire, voire une prouesse. Je penche un peu la tête de côté, alors que lui a l'air d'avoir du mal à me fixer. Et je me retiens de rire quand il utilise des expressions super solennelles comme "Partager l'alcool convenablement''. Mec on n'est plus chez les vikings et c'est pas le moment du partage du butin! Mais je vais pas abuser de ma chance et on va en rester là, histoire de ne pas réveiller le dragon qui dort.

Ok parfait! Je te tiens au courant! Tu n'auras qu'à monter à mon appart et on s'installera tranquillement. Je ramènerai des trucs à manger aussi...

Il hésite une seconde avant de disparaître et je le regarde s'éloigner, amusé. Eh beh mon Flavien, t'es arrivé à partager une bière avec le Grinch! Enfin théoriquement, parce que vu l'animal, c'est pas dit qu'il change d'avis au final et que cette soirée tombe à l'eau. Enfin, qui vivra verra! Le reste de la journée je m'occupe de mes cours et d'autres trucs, avant de remonter jusqu'à mon appart avec les bières, que je range soigneusement au frigo. Frigo qui sert quasiment qu'à ça, vu que je prends tous mes repas au réfectoire. Le lendemain, avant d'aller à mon premier cours, je fais un crochet par son atelier, et dépose un post-it sur la porte.

"Ce soir, 19h. Flavien!"

Et juste avant de partir, je glisse à Lénore.

Merci pour l'autre fois très chère. Et tu serais un amour de bien vouloir lui rappeler de regarder le petit message que j'ai mis...

J'ai pas de cours l'après-midi donc je vais musarder dans les cuisines et attrape des paquets de chips et autres cochonneries pour l'apéro et je monte ranger un peu. J'ai pas trop l'habitude d'avoir du monde, à part mon crocodile, vu qu'en général je suis plutôt du genre à sortir, mais je pense que faire sortir Tesla tout de suite est un trop grand pas. Vaut mieux le faire juste changer d'étage plutôt que de quitter l'Institut et s'aventurer dans les rues de Paris. Trop de dépaysement pourrait le tuer, le bougre. Je ramasse donc fringues éparses, bouquins ouverts, magazines et tasses de café posées un peu partout, nettoie un peu et finalement, l'attends avec deux saladiers de cochonneries, deux verres vides pour l'instant sur la table, et moi, propre et tranquillement installé sur le canapé, à jouer à la console en attendant qu'il daigne surgir de ses profondeurs.

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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Mer 19 Oct - 17:14


Fire Meet Gasoline
Ça ne te ressemble pas, d'accepter ainsi de boire avec un homme que tu supportes à peine. Et ça t'agace de ne pas comprendre pourquoi tu te fais sensible à la sympathie qu'il te témoigne. Tu estimes que vous auriez dû en rester là, qu'il n'aurait pas dû te suivre dans ce couloir et te faire cette proposition qui depuis quelques minutes déjà fait méchamment tourner les rouages de ton esprit si compliqué par moments. Tu as envie de soupirer, comme agacé là où lui sourit et semble même trouver cette situation amusante. Tu grinces des dents. Tu hais ce sourire. Tu hais cette bonne humeur qu'il dégage sans cesse. Tu aimerais lui arracher cet air qu'il affiche sans cesse mais tu ne peux. Dragon il est, et si arrogant tu es de nature, tu es aussi prudent… Et avoir manqué d'être brûlé était la fois de trop. Tu sais désormais que tu dois te méfier de lui et que si pourtant il mériterait plus d'une gifle, tu conserves pourtant un silence presque glaçant qui tranche avec la décision que tu viens de prendre. Regrettes-tu ? Tu n'en sais rien et c'est ce qui t'agaces. Le regard perdu dans le vide, tu l'écoutes à peine, hochant pourtant de la tête quand il te dit que tu sauras au dernier moment quand venir le voir. Tu pinces les lèvres, et n'ajoutes qu'un sobre "Faisons ça." avant de tourner les talons, te dirigeant vers ton atelier. Tu aurais aimé qu'il te donne déjà une date, afin que tu puisses noter ça quelque part et demander à Lénore d'éventuellement te faire un rappel… Mais là, il n'est même pas dit que tu oublies cette fameuse promesse et que le jour où il viendra la bouche en coeur pour venir boire un verre avec toi, tu ne sois pas d'humeur pour ça. Non pas parce que tu auras involontairement oublié mais plutôt parce que fatigué d'attendre quelque chose qui va te faire perdre ton temps, tu l'aurais volontairement effacé de ta mémoire afin de te concentrer sur des choses plus importantes. Tes pas te mènent naturellement à ton antre et c'est sans hésiter que tu t'y enfermes, reprenant comme si de rien n'était ton travail. Tu oublies Flavien et ce verre que vous allez partager un jour prochain, t'abîmant dans les réparations que tu dois encore effectuer et les recherches que tu dois reprendre, ayant pour seule compagnie ta belle Lénore. Les minutes, les heures, une nuit, passent et quand le jour suivant se lève, tu as eu peut-être quelques heures de sommeil. Fatigué, tu étouffes un bâillement tandis que ta compagne artificielle te materne quelque peu, ne cessant de te répéter que tu ferais mieux d'aller t'allonger quelques heures. "Tu ne t'es pas nourris depuis bien longtemps Nikola. Tu devrais dormir un peu et chasser dès que possible. Sinon je crains que tu ne te retrouves dans une fâcheuse posture." Tu grognes, pas franchement heureux qu'elle ose prononcer des paroles que tu sais être la vérité. Oui tu devrais trouver un partenaire sur lequel te nourrir et oui, tu devrais dormir. Mais as-tu envie d'obéir à ses besoins primaires et terriblement triviaux. Parfois, tu souhaiterais être tel un pur esprit, un être qui ne devrait pas avoir à répondre à des pulsions physique, un organisme auto-suffisant qui pourrait ainsi ne plus dépendre de quoi que ce soit. Un idéal idiot que tu ne penses jamais pouvoir réellement atteindre. Un soupir glisse d'entre tes lèvres et finalement, tu acceptes de faire une pause, t'étirant longuement avant de t'écrouler sur le vieux canapé qui trône dans ton atelier, t'enroulant au passage dans la couverture qui y traîne pour sombrer alors dans un sommeil épais fait de songes plus ou moins lucides. Tu retiens et perçois des bribes de ton passé, t'éveillant au moment-même où c'est elle qui apparait. Elle et sa chevelure de feu. Elle et son sourire. Tu frissonnes et te redresse, partagé entre deux sentiments contraires. Oublier et se remémorer. La peine et la nostalgie d'une époque qui semble dater d'une autre vie. Tu passes tes mains sur ton visage, perturbé tandis que ta douce création se rappelle à toi, faisant de ce fait glisser sur ton échine un léger frisson.

"Flavien est passé", te dit-elle, "Il aurait laissé un mot sur la porte. Tu devrais aller voir, ça a peut-être un rapport avec votre dernier échange."

Tu fronces les sourcils, passant une main dans tes cheveux. Voudrait-il déjà te voir ? Sûrement. Sinon pourquoi passer, pourquoi prendre la peine de descendre jusqu'ici. Un soupir t'échappe et après avoir repoussé la couverture, tu vas jusqu'à la porte, l'ouvrant pour découvrir un simple post-il qu'il t'a laissé. "Ce soir 19h" dit-il. Tu étouffes un grognement agacé.

"L'heure." demandes-tu.
"19h, j'en ai bien peur."

Tu soupires à nouveau. Te voilà déjà en retard. Tu savais que dormir était une mauvaise idée. Tu aurais dû rester éveillé, continuer à travailler et ainsi avoir le temps de te préparer. Certes tu aurais été en retard… Mais au moins, tu aurais été prêt. Là, tu te retrouves comme pris à la gorge et tu détestes ça. Ta langue claque contre tes dents et après de longues secondes a hésiter, tu finis par simplement retirer ta chemise, en attrapant une autre qui traîne dans ton atelier, l'enfilant rapidement alors que tu te mets en route.

"Personne n'entre. Je reviens dès que possible."


Tu n'écoutes pas sa réponse, grimpant déjà jusqu'aux chambre pour retrouver Flavien. Après t'être légèrement perdu, tu finis par trouver sa chambre et avec un bon quart d'heure de retard. Tu toques à sa porte et quand enfin celle-ci s'ouvre, tu croises son regard, marmonnant un semblant d'excuses.

"Je n'ai pas vu le temps passer. J'ai eu le mot trop tard… Mais me voilà."

À ta plus grande surprise à vrai dire. Tu pensais que tu finirais par esquiver ce moment de retrouvailles et pourtant, te voilà, à soutenir son regard, vêtu de ta chemise froissée et de ton air d'incube à peine réveillé.© 2981 12289 0
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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Mer 26 Oct - 15:29


Fire meet gasoline

Tesla & Flavien

Le fameux Tesla en personne dans mes appartements. Si on me l'avait dit il y a encore une semaine je n'y aurais pas cru, je me serais bien marré en imaginant cet ours mal léché sortir de son antre et daigner revenir à la lumière du jour, parmi nous simples créatures. Pourtant là, face à mon bol de chips, autres cochonneries, avec ses bières tchèques au frais, je réalise que c'est vrai, pourtant. Que bientôt, s'il me pose pas un lapin, il va être ici, genre vraiment ici, s'asseoir dans mon salon et interagir socialement avec moi. Un choc. Alors j'attends, manette en main en train de faire courir mon personnage par monts et par vaux, le faire touiller du troll et de la vouivre dans les bois. Pris dans mon jeu, je perds un peu le fil du temps, et c'est seulement quand le jeu m'annonce que j'ai gagné un niveau que je lève le nez. Ca commence à faire long. Hmmm, il a dû oublier, ou il aura changé d'avis... Dommage.

Je suis surpris d'être un peu triste, peut-être parce depuis le siècle qu'il est là il n'a l'air de parler à personne à part Lénore, et que ça aurait pu être sympa de le dérider un peu, ou au moins de le sortir de son atelier. Mais bon, s'il a décrété que voir du monde et parler à des gens était pas assez bien pour lui...tant pis, j'ai envie de dire. Même si j'avais vraiment pensé qu'il viendrait, vu son expression, et ptet sa surprise aussi. Enfin, n'en parlons plus. Pourtant, au moment où j'allais relancer le jeu, on toque à la porte et je me lève, allant rapidement ouvrir. Je me retrouve face à lui, et je me retiens de rire en voyant sa mine de gamin pris en faute.

Oh...t'en fais pas c'est rien. C'est pas comme si j'avais fait une recette avec un timing de dingue. Juste des pizzas et des chips. J'espère... enfin j'espère que t'aimes ça. Sinon on pourra...trouver autre chose. Mais je...je t'en prie, entre.

Je m'efface pour le laisser passer et découvrir mon appartement. Comme tous les appartements de profs c'est pas énorme mais c'est sympa. J'ai un salon, une cuisine, ma chambre et ma salle de bains. J'ai pas besoin de plus, vu que la plupart du temps je suis dans les murs de l'Institut, avec les autres ou dans ma salle. J'ai aménagé comme je voulais le petit espace, dans un mélange un peu hétéroclite de meubles suédois et d'objets que j'ai gardés pendant tous ces siècles. Statues, talismans, livres anciens, épée fixée au mur ou enluminures dans des cadres... tout le confort du dracoliche moderne. Je lui désigne le canapé et en passant devant la cheminée j'en profite pour remettre une bûche dans le feu.

Assieds toi, mets toi à l'aise. Je vais nous chercher ces fameuses bières.

Je souris et sors deux bouteilles du frigo, attrapant deux verres et je ramène le tout au salon, remplissant nos deux verres sous ses yeux. Je lui tends le sien, bien rempli avec une belle collerette de mousse.

Eh bien... aux bières partagées... J'espère qu'elles sont bonnes, j'ai jamais bu de bière tchèque...

Je lève mon verre pour trinquer avant d'en boire une longue gorgée.

Je suis content que tu sois venu. Honnêtement, quand les minutes ont passé et que tu n'arrivais pas je pensais que tu avais changé d'avis. C'est cool de voir que non, au final...


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MessageSujet: Re: Fire meet gasoline - Tesla & Flavien Dim 27 Nov - 13:56


Fire Meet Gasoline
Tu ne comprends pas pourquoi tu es là. Si on en venait à te demander ce qui t'a poussé à quitter ton antre pour rejoindre cet homme que tu trouves au mieux agaçant et au pire plus qu'irritant, tu ne serais que dire. Tu resterais sûrement silencieux, comme tu l'es en cet instant alors que tu croises le regard du dracoliche, à qui tu as accordé un peu de ton si précieux temps. Presque gêné, tu détournes le regard, avant de marmonner du bout des lèvres quelque chose qu'il doit à peine comprendre. Les pizzas et les chips te vont, de toute façon, tu feras comme d'habitude, tu grignoteras du bout des dents. Tu es terrible quand il s'agit de te nourrir, tu le sais ? Tu rechignes, pire qu'un enfant qui serait face à des légumes qu'il ne veut pas avaler. Tu es là, à refuser de te trouver un partenaire pour la nuit et quand il te faut prendre un repas, tu traînes les pieds. À ce rythme-là, certains s'étonneraient de te voir encore en vie et surtout capable de faire quoi que ce soit de productif. Tu entres dans son appartement quand il s'efface pour te faire signe de ne pas rester plus longtemps sur ton palier, et d'un rapide coup d'oeil, tu balayes son chez lui, t'étonnant de sa décoration qui te donne quelque peu l'impression d'avoir mis les pieds dans un musée. D'une oreille tu l'écoutes et d'un simple hochement de tête, tu acceptes la bière qu'il va déjà chercher au frigo. Curieux, tu t'approches d'un des sabres fièrement exposé au-dessus d'un meuble et du bout des doigts, tu viens l'effleurer, appréciant le toucher de celui. Le cuir vieillit semble glisser sur te peau tandis que Flavien revient avec bières et verres. Sagement, tu reviens vers lui, délaissant l'objet pour simplement attraper le verre qu'il te tend et trinquer avec lui.

"Elles l'étaient à mon époque, j'espère que le temps n'a pas tué les traditions d'antan."

Tu parles comme un ancien, t'en rends-tu compte ? Pas vraiment, à tes yeux, tu parles comme ceux de cette époque tu n'as jamais vraiment quitté. Tu appartiens à ce passé et malgré le siècle dans lequel tu as évolué, tu restes un homme ancré dans son passé et pourtant désireux de bâtir le futur. Et c'est là que le paradoxe se pose. Tu vois plus loin que demain ou la semaine prochaine, mais en même temps, tu aurais aimé que certaines choses n'évoluent pas. Comme par exemple, ce verre de bière que tu portes à tes lèvres, et dont la mousse te chatouille la langue avant de t'arracher un léger haussement de sourcil. Ça aurait pu être pire, à vrai dire. Tu ne t'attendais pas à ce que la bière puisse te plaire, mais voilà que tu es là, à te dire que ce qu'il te sert est correct et que même si tu la partages en sa compagnie, ça n'enlève rien à la valeur de ce verre d'alcool. Tu passes rapidement ta langue sur tes lèvres, et lèves alors les yeux vers lui pour croiser son regard lorsque qu'après une longue gorgée de bière, il t'avoue apprécier que tu sois venu même si il pensait que tu allais oublier. Tu ne sais pas comment prendre cette réflexion. Tu ne sais pas si c'est un compliment, une remarque passive-agressive ou quoi que ce soit d'autre. Les rouages de ton esprit tournent et de là où il se trouve, Flavien doit presque pourvoir les entendre cliqueter en choeur tandis que tu tentes de comprendre ce qui peut bien se passer dans sa tête pour qu'il en vienne à te dire que c'est cool que tu sois là. Tu fronces les sourcils et le fixe sans prononcer le moindre mot. Pendant de longues minutes, tu restes ainsi, à mettre très probablement ton interlocuteur fort mal à l'aise, avant de finalement briser ce silence qui doit tant le déranger.

"J'ai juste pris connaissance de ton mot un peu tard."

Tu portes à nouveau à tes lèvres ton verre, avalant une autre longue gorgée de bière, passant ensuite ta langue sur tes lèvres avant de reprendre, après un léger raclement de gorge.

"Elle est délicieuse. Vraiment…"

Et c'est là que vient la gêne. Parce que tu ne sais pas quoi ajouter de plus, ni même quoi dire. Tu n'as plus l'habitude, ou plutôt, tu n'as jamais eu l'habitude de ce genre d'évènements et d'instants, que tu ne sais déjà plus que faire ou que dire avec lui. En détournant le regard, tu en viens à te demander ce que les autres trouvent de si plaisants en ces instants où rien n'est dit. Tes doigts se referment nerveusement autour de ton verre de bière. Tu aimerais partir, ou tout du moins, mettre fin à cet instant gênant qui te fait regretter l'antre dont tu es le roi.© 2981 12289 0
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